Techniques de multiplication – Greffer.net https://www.greffer.net Greffage & autres multiplications végétatives Tue, 06 Feb 2018 13:24:51 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.4.6 La greffe du pistachier en conditions de température contrôlée https://www.greffer.net/?p=793 Mon, 08 Apr 2013 03:52:54 +0000 http://www.greffer.net/?p=793 Voici un système de greffe pour le pistachier, avec trois objectifs  principaux :

  • un taux de succès très élevé,
  • une grande rapidité dans le processus,
  • une utilisation de greffons dormants.

Il s’agit d’un système très efficace pour l’amateur, qui peut ainsi obtenir des pistachiers à prix modique.

 

Matériel nécessaire

  • un chauffage électrique, avec un thermostat fiable,
  • une pièce bien éclairée (espace en fonction de la quantité de porte-greffes), et s’il n’a pas de lumière  naturelle,  un éclairage artificiel adapté à la culture des plantes.

 

Porte-greffes

Cette technique convient à tous types de porte-greffes de pistachier ( Pistacia Atlantica , terebinthe , intergerrima ,UCB-1,… ).
Vous pouvez utiliser des porte-greffes d’un an ou deux ans d’âge. L’âge ne change en rien le taux de réussite, cela est juste une question de budget, le plant d’un an étant généralement trois fois moins cher.
Les pépinières envoient généralement les porte-greffes en petits pots alvéolaires,  ils doivent être transplantés en pots individuels  un peu plus grands.
Il est préférable de choisir des porte-greffes courts et épais, plutôt que longs et minces.

 

Période de réalisation

A la sortie de l’hiver, vers février (en Espagne, les pépinières commercialisent les porte-greffes de pistachier à partir de mi-février).

Greffons

Le choix des greffons se fait de façon ordinaire (pied-mère sain, absence de nécrose sur le bois, etc. ), et logiquement les greffons doivent être choisis  avec  un diamètre approprié au porte-greffe. Pour des porte-greffes d’ un an, la norme est un calibre entre 5  et 8 mm.
Il ne faut pas choisir des greffons qui portent des yeux à fleurs mais évidemment des yeux à bois (l’oeil à bois et plus petit que l’oeil à fleur) ;

 

Le meilleur choix possible de greffon : que des yeux à bois.

Le meilleur choix possible de greffon : que des yeux à bois.

 

Attention, ce rameau possède à sa base un bouton à fleur (gros oeil)

Attention, ce rameau possède à sa base un bouton à fleur (gros oeil)

 

Un mauvais choix : yeux morts, rameaux tordus, ...

Un mauvais choix : yeux morts, rameaux tordus, …

 

 

Forçage des porte-greffes

Éliminer tous les yeux au dessous de la future zone de greffe, en vue de concentrer la sève vers le haut du porte-greffe.

Mettre les porte-greffes à l’intérieur de la chambre (la mini serre, etc…), à une température de 26°.

Il est important de contrôler l’arrosage, car il y a habituellement un peu d’évaporation.

Après deux semaines, les porte-greffes vont commencer à pousser fortement.

Plant avant forçage

Plant avant forçage

 

 

Plant forcé pendant deux semaines, apte à être greffé

Plant forcé pendant deux semaines, apte à être greffé

 

Le greffage

J’utilise deux méthodes de greffage : la greffe en anglaise compliquée et le chip-budding.
Dans les deux cas, il est nécessaire de conserver un tire-sève et éliminer toutes les autres pousses concurrentes.
Dans le cas de l’anglaise compliquée, le tire-sève sera à proximité du point de greffe ; pour le chip-budding, au dessus du point de greffe, en extrémité du porte-greffe.

La croissance du tire-sève devra être contrôlée, car trop vigoureuse, elle peut nuire au processus. Il faudra veiller à le pincer régulièrement.

 

La greffe en anglaise compliquée.

Je recommande de supprimer l’éventuel bourgeon apical, et de mastiquer l’extrémité du greffon.

Découpe en anglaise compliquée du porte-greffe, en laissant un rameau tire-sève à proximité du point de greffe

Découpe en anglaise compliquée du porte-greffe, en laissant un rameau tire-sève à proximité du point de greffe

 

 

La greffe anglaise compliquée terminée, ligaturée au buddy-tape, avec un rameau tire-sève conservé sur le porte-greffe

La greffe anglaise compliquée terminée, ligaturée au buddy-tape, avec un rameau tire-sève conservé sur le porte-greffe

 

La greffe en chip-budding

Découpe du porte-greffe

Découpe du porte-greffe

 

Découpe de l'oeil à greffer
Découpe de l’oeil à greffer

 

Chip-budding posé, ligature au buddy-tape, sans recouvrir l'oeil, et en conservant une pousse terminale au porte-greffe

Chip-budding posé, ligature au buddy-tape, sans recouvrir l’oeil, et en conservant une pousse terminale au porte-greffe

 

Résultat final

La greffe en anglaise compliquée débourre par l'oeil terminal.

La greffe en anglaise compliquée débourre par l’oeil terminal.

 

Un chip-budding commence à débourrer, un tire-sève est conservé au sommet du porte-greffe

Un chip-budding commence à débourrer, un tire-sève est conservé au sommet du porte-greffe

 

Un chip-budding qui continue à débourrer, le tire-sève a été supprimé

Un chip-budding qui continue à débourrer, le tire-sève a été supprimé

 

Acclimatation à l’extérieur

Nous sortirons les pistachiers dans leurs pots à l’extérieur, deuxième quinzaine d’avril à début mai.

Nous avons deux possibilités :

  • Laisser nos pistachiers suivre leur développement en chambre chaude, et quand la date approche, réduire peu à peu la température avec le thermostat, pour égaliser la température intérieure avec l’extérieur.
  • Après un mois et demi, si la greffe à réussi, nous pouvons déplacer les pistachiers de la chambre chaude  à une pièce de la maison avec chauffage normal et bien éclairée, jusqu’à l’arrivée du beau temps à l’extérieur.

Les pistachiers sont très résistants, mais, pour les acclimater à l’extérieur, il est conseillé de suivre les précautions habituelles (arrosage, soleil direct peu à peu etc…)

 

Article réalisé avec la participation d’Olivier88

 

P.S. : En France, vous pouvez acheter du porte-greffe Pistacia terebinthus entre autres chez jardin-sec.com (pépinière Filippi) mais s’il vous faut de la quantité, les tarifs sont souvent bien plus avantageux en Espagne (aussi bien pistachier greffé que porte-greffes)

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La greffe du noyer en chambre chaude https://www.greffer.net/?p=718 Mon, 23 Apr 2012 09:48:08 +0000 http://www.greffer.net/?p=718 La greffe du noyer est exigeante en température et humidité. C’est pour cela que les professionnels greffent le noyer dans une atmosphère maîtrisée. Je vais donc vous expliquer comment procéder de façon équivalente, à titre amateur.

Cette méthode se pratique de janvier à mars.

 

Matériel requis :

  • Un congélateur ou un réfrigérateur hors-service
  • un câble chauffant ou un tapis chauffant, muni impérativement d’un thermostat et d’une sonde. Ce matériel peut se trouver en jardinerie spécialisée ou au rayon « reptile » des animaleries.

tapis chauffant

  • un thermomètre et un hygromètre

thermometre

  • de l’eau de javel
  • de l’anti-fongique
  • de la sciure de bois : le volume nécessaire en vue de remplir complètement votre congélateur. Cette sciure doit être récente (moins de six mois), une sciure de peuplier ou de résineux est préférable. Ne pas utiliser de la sciure de chêne à cause des tanins.
  • le matériel habituel de greffage (coupe, ligature…).

Porte-greffes

Des plants de noyer d’un à deux ans de semis, diamètre 5 mm à 3 cm.

Ils seront arrachés en début d’hiver, et mis en jauge en serre froide ou cave hors gel, afin de ne pas avoir de difficulté à les récupérer au moment du greffage.

 

Greffons

Ils seront soigneusement sélectionnés selon les impératifs rappelés dans le chapitre « Choix des greffons de noyer » de la fiche générale greffage du noyer. La récolte se fera entre décembre et fin février. Les greffons seront nettoyés et désinfectés, avant d’être mis dans un sac hermétique au réfrigérateur, avec papier absorbant assurant une humidité faible (faute de quoi un excès d’humidité favoriserait le développement de moisissures néfastes aux bourgeons) , additionné d’une goutte d’eau de javel diluée à 1%.

Préparation de la chambre chaude

  • Nettoyer et désinfecter à l’eau de javel votre congélateur
  • Déposer au fond du congélateur une couche de sciure de 5 cm d’épaisseur
  • Mettre en place le câble ou tapis chauffant

frigo sciure

 

frigo rempli

 

  • Remplir le congélateur avec toute la sciure
  • Installer la sonde, le thermomètre et l’hygromètre

 

installer sonde

 

  • Fermer le congélateur et lancer la chauffe, thermostat réglé sur +30°C. Il vous faudra environ 24 heures avant de chauffer l’ensemble à cette température.

 

Le greffage

  • Sortir les porte-greffes de leur jauge, nettoyer les racines à l’eau et avec une brosse non agressive, en vue d’ôter les résidus de terre.

 

porte greffe sale

 

 

porte greffe propre

 

 

  •  Greffer au collet, avec la méthode de votre choix (anglaise simple ou compliquée, cadillac, omega…). Ligature classique (flexiband).

 

greffe au colet

 

 

  • Plonger les greffes réalisées dans un bain anti-fongique
  • Enlever une partie de la sciure et installer les greffes en les inclinant à 45° dans la chambre de chauffe.

 

greffe enterrées

 

  • Recouvrir de sciure. Vous pouvez réaliser ainsi, si nécessaire, plusieurs couches. Le tassement doit être léger.
  • Réinstaller la sonde, thermomètre, hygromètre et fermer le congélateur

 

 

Étapes de chauffe

  • Les premières 24 heures sont maintenues à +30°C.
  • Ensuite, la température est abaissée à +26°C, pour une durée de trois semaines. Vous vérifierez tous les deux jours la température et le taux d’humidité, qui doit être compris en 75 et 90%. L’état sanitaire des greffes et de la sciure seront vérifiés chaque semaine.
  • Au bout de ces trois semaines, les plants doivent avoir un cal cicatriciel, signe de succès de l’opération :

cal cicatriciel

  • Maintenir deux jours de plus les greffes en chambre chaude, à une température entre +10 et +15 °C

Mise en culture

Après avoir sorti les greffes de la chambre de chauffe, nettoyer délicatement les racines en vue d’ôter les résidus de sciure.
Il va falloir maintenant adapter les plants à leur nouvel environnement de culture, après ce forçage en chambre chaude.

Voici des exemples de cas de figure pouvant se présenter :

  • Une greffe réalisée en janvier, après trois semaines de chauffe à +26°, ne provoquera pas un démarrage marqué des bourgeons. Dans un tel cas, vous pourrez les temporiser en cave jusqu’au printemps.
  • Une greffe tardive réalisée en mars, trois semaines de chauffe à +26°C, aboutira généralement à une pousse marquée du greffon (parfois plus de 8 cm), sans pigmentation : il faudra alors les réadapter soigneusement, dans une serre sous voile d’hivernage par exemple. (On peut limiter le débourrement, pour les greffes tardives, en passant sur une chauffe de +28°C pendant seulement deux semaines ; mais cela peut favoriser développement des moisissures et pourra mettre en péril votre entreprise).

 

Mise en culture

En suivant méticuleusement ce mode opératoire, on peut arriver jusqu’à des taux de 100% de réussite, pas seulement avec les noyers (Juglans), mais aussi les pacaniers (Carya), mûriers (Morus), etc.

L’an prochain, je tenterai de remplacer la sciure par de la perlite.

Compte-tenu de l’investissement matériel, ce procédé est à réserver si vous avez des quantités des greffes importantes. Le cas échéant, vous avez tout intérêt à vous tourner vers la méthode de greffe en chip-budding forcée.

 

 

Résultats du remplacement de la sciure par un mélange  perlite /vermiculite

Voici un complément d’article qui complète la version initiale, rapportant l’essai de remplacer la sciure par un mélange perlite/vermiculite (qu’on peut trouver par exemple à ~15 € les 100 litres chez Brico-Dépôt).

La procédure reste la même à la différence que l’on démarre avec un  produit sec (contrairement à la sciure fraîche qui est naturellement humide) : il faut donc un arrosoir muni d’une pomme pour arrosage en pluie fine. (Pour gagner du temps de chauffe, l’arrose avec de l’eau chaude à 30°C, additionnée de quelques gouttes d’eau de javel).

Au 2ème point de l’étape « Préparation de la chambre chaude », ’ il faut déposer une couche moins importante  (2  ou 3 cm)  et arroser d’un mouvement ample et continu pour bien humidifier le mélange  perlite/vermiculite. Répéter l’opération jusqu’au 5/6 cm avant pose du système de chauffe et de même  jusqu’au remplissage de la chambre. Mis à part cela, rien ne change au mode opératoire ci-dessus indiqué.

Pour un mélange de 300 litres de perlite/vermiculite, j’ai utilisé plus de 40 litres d’eau.

Pour la désinfection des plants, j’avais la possibilité d’utiliser un fongicide à large spectre réservé aux professionnels, mais il a fallu trouver un produit accessible à l’amateur.

Le produit en question est (Previcur® N Jardin) de Bayer Jardin pour traitement des maladies d:u sol, pourritures racinaires, fonte des semis.
C’est un fongicide systémique polyvalent contre le Pythium, Phytophthora, pourritures racinaires, pourriture des collets, dépérissements.

La procédure employée est une dose de 15ml pour 10 litres d’eau (eau à 25°C) : plonger les racines dans le bain environ 3mm (Obligatoire : porter des gants et par précaution un masque respiratoire). Ne pas rincer le produit et mettre en place de façon normale à 45° dans la chambre de chauffe.

Le mélange perlite/vermiculite à ma grande surprise ne demande pas plus d’énergie que pour la sciure ; étant un isolant, avec une  aération plus grande entre les grains de perlite/vermiculite, je supposais qu’il consommerait plus d’électricité mais en fait il agit un peu comme les matériaux réfractaires en emmagasinant et restituant la chaleur.

Le test est donc positif ; le seul défaut est le coût de cette technique qui s’en trouve augmentée par rapport à la sciure gratuite en scierie.

 

 

mélange perlite/vermiculite

 

Résultat final :

 

Plants qui n’ont pas encore débourré en sortie de chambre chaude :

 

non débourré

 

 

Évolution d’un plant qui a commencé à débourrer en chambre chaude : 

 

débourés dépigmentés

  Les plants sont mis en pots, les feuilles sont dépigmentées

 

 

 

Dépigmentée après un jour de lumière

  Après un jour, le feuillage est encore dépigmenté

 

 

après 3 jours

  Après trois jours, le feuillage commence à devenir vert.

 

 

après une semaine

Après une semaine.

 

 

après une semaine.

Après une semaine

 

 

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La greffe du noyer en chip-budding forcé. https://www.greffer.net/?p=719 Mon, 23 Apr 2012 07:55:10 +0000 http://www.greffer.net/?p=719 Voici une autre méthode de greffage du noyer en vue d’optimiser les résultats. Cette méthode marche aussi avec le genre Carya (pacanier).

L’avantage de cette méthode est de ne pas nécessiter l’achat de matériel de chauffe dédié, contrairement à la greffe en chambre chaude, et sera donc adaptée à l’amateur désireux de réaliser juste quelques greffes, et non une production plus conséquente.

Période de réalisation

En sortie d’hiver, vers février. Mêmes contraintes que celles détaillées dans l’article sur la greffe en chambre chaude.

Portes-greffes

Il s’agira de plants cultivés en container, ayant un diamètre adapté au calibre de vos greffons.

Greffons

Lire le chapitre « choix des greffons » de la fiche générale de greffage du noyer donnant les indications quant à leur choix.

Étape 1 : forçage des porte-greffes.

  • Décapiter les porte-greffes en vue de supprimer leur oeil terminal .

 

décapiter le porte-greffe

 

  • Mettre les porte-greffes en intérieur de maison chauffée (~ 22°C) durant trois semaines, dans une pièce éclairée en journée (spot type « lumière du jour » à défaut d’ensoleillement naturel suffisant), à humidité habituelle de l’intérieur d’une habitation. Surveiller l’arrosage.

Étape 2 : réalisation de la greffe

Au bout de trois semaines de forçage, vos porte-greffes peuvent avoir débourré, mais cela n’est pas obligatoire.

On procède de façon habituelle, à une ou plusieurs greffes en chip-budding sur le porte-greffe.

 

juglans chip budding graft

 

 

greffe en chip budding de noyer

 

Une protection anti-déshydratation recouvrant l’oeil est indispensable.

 

parafilm

 

 

Dans le cas présent, du parafilm.  (Je n’ai pas testé avec du buddy tape, et ne sais pas, compte-tenu qu’il s’agit d’une greffe à œil poussant, s’il se laisse transpercer facilement).

Étape 3 : Surveillance

On laisse les porte-greffe en intérieur chauffé.
S’il vient au fil du temps à apparaitre des moisissures autour des bourgeons greffés, il faudra délicatement découper le parafilm pour laisser aérer.

Au bout d’environ un mois, que les yeux greffés viables aient débourré ou non, il faudra décapiter le porte-greffe au dessus du point de greffe le plus haut, en laissant un oeil tire-sève. Il faudra supprimer toutes les émissions de végétation du porte-greffe.

S’en suivra une phase d’acclimatation des plants forcés en intérieur, avec une mise en culture extérieure. (protection des gelées, du soleil vif…)

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La greffe du kaki, en photographies https://www.greffer.net/?p=707 Fri, 16 Mar 2012 10:24:39 +0000 http://www.greffer.net/?p=707 Ayant constaté que les greffes terminales n’étaient pas idéales pour le greffage du  kaki (le courant de sève n’étant plus assuré entraîne trop souvent le dessèchement de la partie sectionnée, compromettant ainsi l’opération) j’ai opté pour les greffes latérales, le sujet n’étant étêté qu’après la reprise constatée des greffons.

 

Le choix des méthodes de greffage

Sur de jeunes sujets dont le diamètre se situe entre 1 et 2 cm environ, j’utilise essentiellement trois types de greffes :

Ces trois greffes peuvent être panachées sur un unique porte-greffe (greffage multiple : voir la 2è photo ci-après).

 

 

greffage kaki diospyros

 

Les coupes à réaliser :
De gauche à droite : Greffe en coulé, placage, chip-budding, rameau greffon

Remarques :
-non visible sur la photo, la petite  coupe à la base, au dos du greffon du placage (comme pour le chip) laquelle viendra se caler dans l’onglet  au bas de l‘entaille du porte-greffe.
-les entailles dans lesquelles se logeront les chips seront décalées pour bénéficier de la sève comme sur le montage de droite de la photo suivante. Elles sont superposées ici  pour se présenter de face  (chips de largeur différente)

-l’outil « maison » servant à localiser les cambiums pour les greffes plaquées. La mesure sera « reportée » lors de l’entaille du porte-greffe afin d’optimiser la mise en concordance des cambiums.

 

 

 

kaki diospyros graft

 

Le positionnement des greffons :
Remarquer la largeur des entailles du porte greffe pour les greffes plaquées (placage de rameau et chip-budding) qui dépassent nettement la largeur des greffons : dù aux différence d’épaisseur d’écorces entre porte-greffe et greffons

 

 

D’autre part le diamètre des greffons sera également déterminant quant-à la greffe à utiliser :

  • gros (1cm et plus) : chip-budding
  • moyens (5 à 7 mm environ) : les trois types de greffe sont possibles
  • petits (de l’ordre de 3 à 4 mm) : coulée

Un choix est aussi à faire en fonction de l’état de sève du sujet et si  les deux premiers modes y sont indifférents, la greffe en coulée nécessite de pouvoir lever l’écorce sans difficulté.

 

L’époque de réalisation

Elle se situe de Mars/Avril à Mai selon les zones climatiques. On évitera autant que possible les périodes de gel probables.
Les greffons, prélevés au début de l’hiver (ou plus tard si le climat le permet), seront conservés en état de dormance, plantés dans du sable légèrement humide en cave fraîche, ou bien dans le réfrigérateur, conditionnés pour éviter leur dessèchement.

 

Les résultats

 

 

greffe de kaki qui débourre

 

 La reprise est confirmée
A ce stade on pourra étêter le sujet à environ 15 cm au-dessus du dernier greffon

 

 

 

greffe en placage de kaki

 

  Pour les greffes de rameaux on complète la ligature par un masticage des parties non recouvertes

 

greffes de kaki

 Les rameaux qui se développent seront maintenus attachés  grâce à la partie conservée  du porte-greffe. Un tuteur peut s’avérer également nécessaire.

 

Greffe en coulée de kaki

Le résultat en hiver :
Coulée à la base et chip au-dessus

chip budding et coulée

Chip à la base et placage au-dessus

 chip budding et placage de kaki

L’année suivant celle du greffage (par sécurité), on supprimera les greffes surnuméraires pour ne conserver que le plus beau scion.

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La greffe « pendule » https://www.greffer.net/?p=695 Tue, 28 Feb 2012 10:02:57 +0000 http://www.greffer.net/?p=695 Je tenais à vous présenter une méthode de greffe que j’utilise régulièrement et que je considère quasi universelle. Je lui ai attribué pour nom mon pseudonyme sur le site greffer.net.

L’origine de cette greffe remonte à des visualisations de vidéos montrant les façons habituelles de greffer dans les pays asiatiques, particulièrement promotionné dans le clip publicitaire du « buddy tape » et dont on trouve multiples vidéos équivalentes sur internet (liens en fin d’article). L’ayant réalisée bien après la visualisation de ces vidéos et n’ayant plus une mémoire fraîche de la façon de procéder, j’ai ainsi mis au point par accident cette variante qui me donne grande satisfaction.

Cette greffe est un mélange de greffe asiatique (dans l’ esprit, mais plus esthétique) , fente , couronne , chip-budding, anglaise au galop, etc.

 

Mode opératoire :

 

Voici comment réaliser cette greffe (simulation sur table).

1- Décapiter le porte-greffe et nettoyer la plaie

Decapiter le porte-greffe et nettoyer la plaie

 

 

 

2- Découpe du greffon (un seul oeil suffit, mais vous pouvez en conserver plusieurs si vous le souhaitez)

2a – réalisation d’un biseau classique type « greffe anglaise simple »

découpe biseau greffon

 

2b – sur la face opposée, découpe de la pointe du biseau à 45° (cette étape est facultative quant à la reprise de la greffe, elle n’a que pour but de faciliter l’insertion mécanique)

découpe face opposée du biseau

 

découpe face opposée du biseau

 

La préparation du greffon terminée :

greffon biseau

 

 

3 – l’incision verticale du porte-greffe  en vue de former une languette :

 

incision du porte greffe

4- insertion du greffon :

insertion du greffon

 

 

5- ligature avec uniquement du buddy-tape

buddy tape

 

 

 

Il est important d’envelopper la base du greffon afin de ne pas laisser rentrer de l’air ou de l’eau et de couvrir l’extrémité du greffon.

Au moment de la coupe du greffon , penser à laisser suffisamment de place pour bien envelopper la base.

Possibilité de faire aussi  la coupe du biseau du greffon coté oeil  pour le recentrer dans l’ axe du porte-greffe.

ligature au buddy tape

 

 

 

Atouts de cette méthode :

– Fonctionne bien avec un porte-greffe peu en sève (tel les avantages de la greffe en chip-budding).

– Inutile d’avoir porte-greffe et greffons du même diamètre , on peut greffer des « micro » greffons sans problèmes.

– Le greffon tient tout seul, on dispose des deux mains pour ligaturer, ce qui n’est pas le cas avec une anglaise simple

– Remplace avantageusement la greffe en fente (moins traumatisante), l’incrustation (d’exécution plus difficile),  la greffe en couronne (période d’exécution limitée à un stade bien en sève du porte-greffe)

– Augmentation des possibilités de contact entre le cambium du greffon et du porte-greffe (face avant et arrière du greffon)

– Pas de nécessité d’ajustement du positionnement du greffon : la coupe du greffon étant ovale (biseau ) il y a au moins deux contacts assuré de chaque cotés avec le cambium du porte-greffe, qui lui est coupé de façon rectiligne.

Cambium du greffon représenté en vert , celui du PG en orange

 

 

greffe pendule

 

 

 

– Simple et rapide à effectuer

 

Exemple d’application sur le rosier (greffé mi-juillet) :

 

 

greffe rosier graft

 

 

Exemples de résultats obtenus : 

 

greffe pendule

 

 

greffe asiatique

 

 

 

greffe pendule

 

 

Liens vers des vidéos internet des façons de procéder par les Asiatiques :

http://www.youtube.com/watch?v=cmvih3BXAsI&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=ny9n36Znz_4&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=dJSNbKnRLzs
http://www.youtube.com/watch?v=dnKmumFmSLQ
http://www.youtube.com/watch?v=VI5wM_Q0E7E
http://www.youtube.com/watch?v=ujABt_wQCR4
http://soutaroublueberry.web.fc2.com/tugiki.html
http://tsugiki.com/?p=119
http://www.youtube.com/watch?v=DJXiERRpgXU&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=XMEBzj_ZG-I&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=nC-OVYFd3PA
http://www.youtube.com/watch?v=WsDjCvPxwXc
http://www.youtube.com/watch?v=XMEBzj_ZG-I&feature=endscreen&NR=1
http://cholan.pixnet.net/blog/post/5064102-%E6%A2%A8%E3%81%AE%E5%AB%81%E6%8E%A5 

 

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La greffe Boisselot https://www.greffer.net/?p=689 Mon, 26 Dec 2011 09:45:01 +0000 http://www.greffer.net/?p=689 ou « greffe en bifurcation de la vigne » ou « greffe d’automne de la vigne à l’aisselle des branches »

Auguste Boisselot, arboriculteur à Nantes, se trouvait confronté aux inconvénients du surgreffage traditionnel de la vigne en plein champ, dont l’incertitude du résultat est bien connue de ceux qui l’ont pratiquée.

On procédait alors par une greffe en fente, qui était réalisée au collet d’un cep de vigne partiellement déterré, puis butée avec de la terre.
La reprise était dépendante de multitudes de facteurs : une greffe qui devait être effectuée en pleine montée de sève, avec de la chaleur et de l’humidité (d’où le buttage pour essayer de parer aux aléas météorologiques) ; elle devait se souder rapidement en deux ou trois semaines, sous peine de voir le greffon s’affranchir et s’auto-bouturer dans la butte de terre, faute d’avoir pu être alimenté par le porte-greffe.
En cas d’échec, le porte-greffe, s’il était âgé, risquait de ne pas se remettre d’une telle opération de décapitation au collet.

Il mit alors au point une nouvelle méthode de greffe aérienne, en bifurcation, c’est-à-dire qu’elle est réalisée à la jonction en Y de deux branches. Fort des résultats obtenus durant plusieurs années d’expérimentations, il publia le résultat de ses travaux en 1864.

Cette greffe se pratique de préférence à l’automne, dès que les feuilles commencent à jaunir. À cette époque la vigne a peu de pleurs, ce qui semble être un grand avantage. Elle est encore utilisée avec succès, en jardin.

Mode opératoire

  • Le sujet A est divisé en a et à, par le moyen d’une fente ouverte (nul n’est besoin de se soucier de la hauteur à laquelle est faite la greffe * ; on conseille au greffeur assez expérimenté de ne fendre que partiellement la bifurcation.)

 

 

greffe boisselot

 

  • Le greffon B est aminci en double biseau irrégulier

 

Greffe Boisselot

 

  • Il est ensuite introduit sur le sujet A à la jonction des deux branches a et a’
  • Une ligature solide et durable est alors appliquée puis la greffe est mastiquée
  • Les deux branches a et a’ sont ensuite étêtées à environ 0,25-0,30 cm de leur naissance (à 2-3 yeux)
  • Durant le printemps et l’été les bougeons qui s’y développeront seront pincés dans le but d’attirer la sève vers le point greffé (pincements assez sévères + suppression des rameaux qui peuvent pousser sous la greffe et les éventuels rejets au sol)
  • Après une année de végétation, les deux membres a et a’ seront supprimés à leur base (e et e’) touchant à la greffe

 

Greffe Boisselot

 

    * Il est facile de provoquer la naissance de cette enfourchure par la taille en vert ou en sec de la tige, de la branche, ou encore par l’ouverture d’un cran au-dessus d’un bourgeon qui se développera et constituera la bifurcation.

Avantages

Le fait de sectionner subitement le porte-greffe juste au-dessus du sol est souvent préjudiciable à l’action des racines et la « greffe Boisselot » permet de s’affranchir de cet inconvénient. Un autre avantage, ce qui est que dans ce cas très improbable, est que si la greffe ne prospérait pas, rien n’est perdu, car les branches de la bifurcation vont produire leur fruit d’origine. Le pied-porteur ne va pas autant souffrir que s’il avait été sectionné à ras selon le processus habituel utilisé à l’époque pour la vigne.

Application

Ses expériences ont suffisamment démontré que ce mode de greffage est quasiment infaillible concernant la vigne. Cette dernière offre l’avantage de pouvoir être exécutée partout où une bifurcation se trouve. Elle présente donc l’avantage de pouvoir placer un grand nombre de greffes sur le même pied porteur.

Il ne faut pas seulement y voir uniquement une greffe de plus pour le raisin car finalement cette méthode s’applique à toutes sortes d’espèces.

Greffe thuya

Non seulement Auguste Boisselot avait développée cette méthode et l’avait appliquée à la vigne, mais il s’avère qu’elle peut être utilisée pour multiplier toutes sortes d’arbres, fruitiers ou pas. La greffe en bifurcation est employée pour multiplier certains conifères (genévrier, thuya…), le hêtre, le chêne, etc, mais aussi des espèces fruitières telle que le poirier, le noyer, etc. Il faut néanmoins adapter le principe développé par Boisselot.

Ainsi, pour certaines espèces d’arbres ou d’arbrisseaux on ne pourra pas sans provoquer de graves dommages au porte-greffe sectionner brutalement les bras de la bifurcation (préférer l’arcure).

La greffe Boisselot présente beaucoup d’avantages, dont celui d’être aisée à mettre en œuvre et, moyennant parfois quelques précautions, peut s’appliquer à beaucoup de végétaux.

Historique

Initialement, Auguste Boisselot l’avait notamment présentée en la nommant « greffe d’automne de la vigne à l’aisselle des branches » (Revue Horticole – 1863 ;  p419), en ces termes :

On prend la première bifurcation qui se présente et on la fend ou on l’éclate, après avoir coupé chaque branche au-dessus du premier œil ou du premier courson. Dans cette fente, on insère un greffon ayant deux yeux, laissant beaucoup de bois après le deuxième œil. On ligature et on mastique amplement.
Pendant tout le cours de la végétation il faut pincer strictement les brindilles qui se développent sur les yeux des deux chicots conservés, et, chose pour le moins aussi importante, veiller à supprimer, à mesure de leur apparition, tous les drageons du collet de la souche ; il n’est pas rare qu’on soit dans l’obligation de faire trois ou quatre fois dans l’année ces deux opérations. C’est probablement à l’oubli de cette dernière qu’on doit attribuer les mécomptes éprouves si souvent dans le greffage de la vigne.
L’avantage de ce mode de greffe, c’est de forcer la sève, invinciblement en quelque sorte, à souder le greffon par l’œil d’appel que nous laissons au sommet de chaque chicot. Ces chicots, bien entendu, seront rabattus l’année suivante.
Cette greffe se pratique de préférence à l’automne, dès que les feuilles commencent à jaunir. A cette époque la vigne a peu de pleurs, ce qui nous semble un grand avantage.
Quoi qu’il en soit, nous pouvons affirmer, après trois ans d’essais, que cette façon de greffer réussit merveilleusement, et que, lorsque le sujet est jeune et le greffon un peu fort, on s’aperçoit à peine de la soudure, dès l’année suivante, tant elle est complète.
Quelques auteurs prétendent qu’une vigne greffée n’a pas de durée; nous pensons que cela tient à ce qu’on n’a pas la précaution de laisser assez de bois à la taille de l’hiver suivant. En rabattant trop court, les racines sont trop longtemps sans fonction ; de là une perturbation profonde, souvent mortelle.

A. Boisselot – Membre du jury de la Société nantaise d’horticulture


 

Son inventeur l’avait ensuite principalement présentée en adressant un courrier à la Société Centrale d’Horticulture, basée à Paris, qui publiait la Revue Horticole.

Monsieur, J’avais présenté, le printemps dernier, à une séance de la Société impériale et centrale de France, un échantillon de greffe de vigne de mon invention et que le Comité pomologique avait jugée pouvoir rendre des services dans certains cas, se réservant de la faire expérimenter, afin de pouvoir la préconiser avec connaissance de cause. Actuellement, M. le Président, je viens vous prier de vouloir bien faire connaître que je crois que nous sommes arrivés à l’époque la plus convenable pour pratiquer cette greffe et que je prie instamment le plus grand nombre possible des membres de votre éminente Société de vouloir bien faire quelques expériences de ce mode de greffe.On sait en quoi il consiste : Fendre une bifurcation, à quelque hauteur que ce soit, puis insérer un greffon absolument comme pour une greffe en fente ordinaire, avec la seule différence de laisser les deux cornes de la bifurcation qu’on ne rabat qu’après le 1 avril. Au reste, M. Michelin a bien voulu rendre compte de ce procédé, dans le journal la Revue Horticole, n° du 1 – mai 1866, et entrer dans quelques détails relatifs à diverses circonstances dans lesquelles cette greffe de la vigne peut être utile. J’ajouterai que, depuis cette époque, j’ai fait quelques nouvelles expériences qui toutes partent du même principe, à savoir : qu’il doit toujours y avoir deux tirants de sève (à droite et à gauche) au-dessus de chaque greffon.
Ainsi, j’ai greffé une vigne conduite en spirale verticale autour d’un gros tuteur (en plein air), en douze variétés différentes.Greffe boisselot J’insérais les greffons entre les deux sarments des coursonnes doubles; mais lorsque je rencontrais une coursonne sans bifurcation, je faisais simplement une fente entre le sarment et le tronc même du cep pour y insérer mon greffon. Je puis affirmer que mes douze greffes ont réussi (sauf une, dont la fente était restée béante deux jours, à cause d’une pluie survenue), malgré la position excessivement défavorable de la souche et surtout malgré le tirant de sève énorme causé par un autre bras de la souche, qui avait été laissé intact; en effet, cette vigne est conduite sur deux tuteurs parallèles et verticaux, de sorte qu’elle se bifurque rez-terre. Il faut dire encore toutes ces greffes ont débourré successivement et avec une force proportionnée à leur position; ainsi les greffes du sommet sont luxuriantes, malgré des pincements, et celles de la base sont peu développées. Mais quel genre de greffe aurait réussi dans de telles conditions ? J’ai pratiqué une greffe au moment de la plus grande sève, lorsque les bourgeons nouveaux n’avaient pas moins de 15 centimètres de pousse, avec la précaution de couper les deux chicots latéraux, huit jours à l’avance, afin de les faire gommer. Cette greffe a été faite sur la première double coursonne d’un cordon horizontal, dont toutes les autres coursonnes ont été conservées et ont porté fruit; elle s’est allongée de quatre-vingts centimètres. Enfin, j’ai voulu essayer de greffer le 10 juin et le 8 juillet, avec des greffons de l’année précédente, conservés au nord. Presque toutes mes greffes se sont soudées et ont émis de petites végétations variant de 5 à 10 centimètres, et je ne doute pas d’une bonne sève pour l’an prochain. Ces greffes ne sont pas d’une exécution très facile, surtout quand elles sont faites entre un courson et le tronc ; aussi faut-il quelques précautions en les faisant et principalement serrer et bien mastiquer; mais elles peuvent rendre des services qu’aucun autre genre de greffe ne pourrait rendre, et dans tous les cas elles pousseront tout aussi vigoureusement, si ce n’est plus. J’insiste surtout sur leur utilité pour juger promptement et comparativement des variétés nouvelles ou peu connues, et principalement sur l’avantage qu’elles offrent de pouvoir mettre à fruit assez promptement et dans un petit espace des semis nouveaux. Dans ce dernier cas, on doit greffer chaque chicot d’une vieille treille avec un semis différent et tailler très-long la 2ème année. Si le cordon se trouvait peu élevé de terre et que la fructification se fît trop attendre, on coucherait en terre l’extrémité de chaque sarment et le fruit ne tarderait pas à apparaître. Enfin, Monsieur le Président, je reviens au but principal de cette lettre, déjà trop longue, qui est de provoquer le plus d’expériences possible, afin que par l’immense publicité dont votre Société dispose, cette méthode se répande promptement. Veuillez agréer, Monsieur le Président, etc.

A. BOISSELOT – Extrait des Annales de La Société Nantaise d’Horticulture – 1867


 

Charles Baltet, horticulteur à Troyes l’avait commentée ainsi :


Le greffage en fente de la vigne était déjà connu; mais il fallait étaler net le cep contre terre, afin de pouvoir butter le moignon, et, au cas d’insuccès, le tronc courait le risque de mourir.
Avec le procédé Boisselot, on peut greffer à une certaine hauteur, et la conservation des bras du cep ne saurait occasionner en aucune façon la perte de la souche ; au contraire, elle entretient son existence et appelle la sève vers le greffon.
L’inventeur nous écrit qu’il n’a jamais eu de non-réussite. Il a pu ainsi comparer diverses variétés de vignes, sur le même pied, et constater les différences de robusticité, de production, de précocité, entre l’ancien plant et les nouveaux venus.
A défaut de bifurcation, nous croyons qu’on peut l’appliquer sur un coude ou au sommet d’une courbe sur une tige simple ; et les greffeurs habiles savent fendre partiellement la branche pour y introduire le biseau du greffon , sans l’éclater diamétralement. En disséminant ainsi plusieurs greffons sur un vieux cep branchu, on le renouvelle plus vite que par les systèmes plus connus de greffage en tète ou en approche.
Nous n’avons pas besoin d’ajouter que le rameau-greffon se prépare à la façon ordinaire, et que la ligature et l’engluement n’offrent rien de particuliers II n’y a donc que la position offerte au greffon qui est, sinon nouvelle, du moins fort peu connue.


 

Jean SISLEY, un amateur d’horticulture de Lyon de la fin du XIXème siècle, l’utilisait pour multiplier le poirier :

Je l’ai appliquée à une grande variété d’arbres, mais principalement avec succès à la poire.

Par ailleurs, il précisait :

Rabattre un végétal quelconque, comme on le pratique pour la greffe en fente, lui fait toujours éprouver une grave perturbation, comme toutes les mutilations, dans son système radiculaire, et, à l’appui de cette opinion, nous citerons ces lignes d’un des collaborateurs les plus compétents de la Revue (1):
« L’interruption de circulation normale qu’éprouve la sève d’un arbre que l’on tronçonne pour en faire le support d’un faible rameau, lui cause, surtout lorsqu’il est fort, une grande perturbation qui doit influer beaucoup sur son organisation, provoque quelquefois la mort et souvent, au moins, l’apparition fâcheuse de la gomme, c’est ce qui arrive pour tous les arbres à noyaux. »
(1) Jules de Liron d’Airoles, numéro du 1 mars 1864, p. 96.
Ceci étant admis, et nous ne croyons pas qu’il puisse y avoir de divergence d’opinion à cet égard, nous proposons, en employant le procédé Boisselot, c’est-à-dire la greffe dans les bifurcations, de ne rien retrancher au moment de la greffe et d’incliner les deux rameaux de la bifurcation au-dessous de l’horizontale. L’arbre n’éprouvera aucun dommage et les greffons se développeront avec plus de vigueur par l’effet de cette inclinaison. Quand les greffons se seront assez développés, ce qui aura lieu dès la première année, l’on pourra, à l’automne, rabattre les rameaux de la bifurcation, car l’équilibre sera alors à peu près rétabli. Si par hasard les greffons ne poussaient pas, rien ne serait perdu (excepté le temps et la peine). Il y aura encore dans ce procédé un autre avantage, c’est que l’année de la greffe l’on récoltera encore les fruits de l’arbre greffé, qu’il fallait sacrifier avec l’ancienne greffe en fente.

 

 

 

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Le marcottage aérien https://www.greffer.net/?p=663 Mon, 21 Jun 2010 07:14:06 +0000 http://www.greffer.net/?p=663 Le marcottage aérien est une méthode de multiplication végétative très repandue chez les amateurs de bonsaï, en vue d’obtenir un sujet enraciné à partir d’une branche d’un arbre souvent âgé. Cette technique peut tout aussi bien être mise à profit pour de l’auto-production de porte-greffe, ou multiplier directement des arbres non destinées à être greffés, vivant sur leurs propres racines.

En pratique :

L’opération se réalise au printemps ou tout début de l’été, lorsque les arbres sont bien en sève et que l’écorce se décolle aisément, sans la moindre adhérence.

Nous sélectionnons une branche à multiplier, dans le cas présent celle d’un figuier :

 

branche de figuier

 

Nous pratiquons deux incisions annulaires. Il faut que la lame du couteau s’enfonce jusqu’à traverser l’écorce, puis procéder à une rotation de façon à former un anneau. Il faut que les deux anneaux soient espacés d’au moins un centimètre et que l’incision supérieure soit de préférence sous un oeil.

 

incision annulaire

 

Ensuite, nous relions ces deux incisions annulaires, par une incision verticale.

 

incision verticale

 

 Ceci en vue d’extraire un anneau :

 

extraction de l’anneau

 

 

extraction de l’anneau

 

 

De façon facultative, nous pouvons saupoudrer, sur la branche, de l’hormone de bouturage, au niveau de l’emplacement de l’incision annulaire supérieure.

Nous nous munissons d’un film plastique transparent de forme rectangulaire (par exemple découpé dans un sac plastique type congélation).

 

decoupe d’un film transparent

 

 

Nous l’enroulons sur lui-même de façon à former un manchon :

 

 

manchon

 

Nous ligaturons la base du manchon, à l’aide d’adhésif par exemple, de façon à ce que l’anneau débité dans la branche soit positionné au milieu du manchon :

 

manchon fermé à sa base

 

Nous versons dans le manchon du substrat qui retient l’eau : soit de la mousse de sphaigne, du terreau additionné de vermiculite, à défaut terreau pur.

 

remplissage du manchon

 

 

Nous fermons la partie supérieure du manchon, de façon à former une sorte de papillote, qui maintient alors notre substrat dans un milieu confiné.

 

manchon remplit

 

 

Nous nous munissons d’une seringue avec aiguille, et nous injectons de l’eau dans le manchon, de façon à l’humidifier :

 

injection d’eau

 

 

 

Nous recouvrons le tout d’une couche de papier aluminium, afin d’opacifier.

 

papillote aluminium

 

 

attention Sur les branches de faible diamètre, il y a risque de casse durant la phase de marcottage, car la branche présente, suite à la suppression de l’anneau d’écorce, une fragilité mécanique. Un tuteur est conseillé pour de tels diamètres.

 

Environ tous les quinze jours, nous défaisons la papillote en aluminium pour vérifier, à travers le plastique, l’état d’humidité du substrat (si nécessaire, on réinjecte de l’eau avec la seringue), et l’état de développement des racines.

Ne pas se précipiter à sevrer la marcotte (c’est à dire couper en dessous de la papillote) dès les premières radicelles visibles à travers le film transparent. Attendre que le système racinaire soit suffisamment développé et dense pour assurer une reprise. La durée de formation d’un tel système racinaire est très variable et dépend de l’espèce marcottée.

 

apparition de radicelles

 Apparition des premières racines au bout de quelques semaines,
il est encore trop tôt pour sevrer la plante.

 

 

sevrage marcotte

 Le système racinaire est maintenant suffisamment développé
pour envisager un sevrage.

 

Quand sevrer?

Pour les espèces caduques (qui perdent leur feuilles l’hiver), il y a deux possibilités :

– soit on sèvre en période de végétation, lorsque le système racinaire est abondant. On mettra alors la marcotte rempotée à l’ombre et sous cloche, une quinzaine de jours, le temps qu’elle s’adapte.

– soit on sèvrera en période de repos végétatif, l’hiver, lorsque les feuilles seront tombées.

 

 

mise en pot de la marcotte

 La marcotte est sevrée et mise en pot.
Le sevrage étant réalisé ici en période de végétation, il est recommandé,
pendant une quinzaine de jours, de mettre la plante
sous cloche.

 

En théorie :

Pourquoi réaliser une incision annulaire en vue d’aider la formation des racines ?
Pour comprendre cela, il faut se remémorer la circulation de la sève dans un arbre.

La plante puise l’eau et les substances nutritives dans le sol à l’aide de son système racinaire. Cette sève, appelée sève brute ou sève montante, est transportée vers le haut de la plante par une couche nommée xyleme. Dans les parties aériennes de la plante se produit la photosynthèse, qui transforme la sève brute en sève élaborée, dite aussi sève descendante, qui contient de l’eau, des hydrates de carbones, des auxines… qui redescend par une couche appelée  phloeme.

Le phloème est une couche sur la partie externe de la branche, juste en dessous de l’écorce alors que le xyleme est plus près du coeur de la branche. En extrayant notre anneau, nous ôtons la couche phloeme, mais épargnons la couche xyleme. De ce fait, malgré cette incision, la partie supérieure de la plante continue à vivre, vu qu’elle est alimentée de sève montante ; par contre, au niveau de la plaie, la sève descendante est bloquée.  Se produit alors une concentration d’hydrates de carbone et d’auxines qui vont permettre la régénération rapide de racines.

 

 

phloem xylem

 

Schéma simplifié des couches de circulation des sèves.
Lorsque nous procédons à l’extraction de notre anneau circulaire, la couche phloeme de sève descendante est supprimée, alors que la couche xyleme de sève montante est conservée.

 

 

 

 

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La greffe en fente https://www.greffer.net/?p=600 Tue, 04 May 2010 15:32:21 +0000 http://www.greffer.net/?p=600 La greffe en fente fait partie de la famille des greffes à rameaux.

C’est une méthode de greffage qui se pratique la plupart du temps à la sortie de l’hiver1 , lorsque le porte-greffe commence à sortir de sa dormance. Les greffons, quant à eux, sont conservés traditionnellement au frais afin qu’ils soient maintenus dormants.

La greffe en fente est répandue dans le milieu amateur, car c’était généralement la méthode de greffage par laquelle on s’initiait, étant assez facile à mettre en œuvre2.

Elle est peu usitée en milieu professionnel, si ce n’est pour un greffage en tête (c’est à dire a environ 1,80 m. de hauteur) pour les arbres ornementaux.

Comme son nom l’indique, la greffe en fente va nécessiter de fendre le porte-greffe ; c’est donc une greffe très mutilante, à l’origine de bourrelets de greffes souvent disgracieux, des vieux arbres à troncs creux.

 

Mode opératoire.

Le procédé est simple.

Dans un premier temps, on décapite le porte-greffe à la hauteur de la zone à greffer. Le diamètre conseillé à ce niveau est de 1 à 5 cm généralement.

Une fois décapité, on fend le porte-greffe [1] , à l’aide d’une serpette, parfois aidé d’un maillet si le diamètre est conséquent.

 

découpe à la serpette

 

 

On prend notre variété à multiplier, qu’on débite sous forme d’un tronçon de rameau de deux à trois yeux prélevé sur du bois d’un an, et, à la base de l’oeil inférieur, on pratique, sur deux faces opposées, un biseau.

 

greffon découpé en biseau

 

 

Il est préférable que l’épaisseur de la partie ainsi biseautée soit plus importante du côté de l’oeil inférieur [l1], ceci en vue, une fois le greffon inséré dans la fente, que cette dernière soit écartée  le moins possible en [l3].

 

greffe en fente vue de dessus en coupe

 Vue de dessus, en coupe, du greffon inséré dans le porte-greffe,
parfaitement ajusté

 

A l’aide d’un outil, nous écartons [2] donc la fente en vue d’y insérer [3] le greffon.

 

écartement et insertion dans la fente

 

Maintenant nous allons ajuster le greffon afin d’avoir un bon alignement des cambiums.

L’ajustement parfait est le suivant, il est difficile à obtenir, car l’épaisseur du cambium est fine et cela demande un travail soigné :

 

greffe en fente

 

Le débutant triche alors. Plutôt que de chercher une concordance parfaite des cambiums, le greffon est incliné. Il y aura forcement à un endroit une intersection de la ligne des cambiums du greffons avec celle du porte-greffe.

 

greffe en fente avec greffon incliné

 

 

Nous ligaturons le tout – de préférence avec du flexibande pour éviter les risques de strangulation – même si, sur certains diamètres, la pression du porte-greffe est forte à un point que la ligature n’est plus nécessaire.

 

 

greffon inséré

 

Il est indispensable de mastiquer toutes les plaies : la surface décapitée du porte greffe, des parties du biseau du greffon qui pourraient dépasser de la fente, les fentes non recouvertes par la ligature, l’extrémité du greffon. Aucune plaie ne doit être à nu.

Il est vivement recommandé de protéger la greffe contre les oiseaux, qui ont tendance à se servir des greffons comme perchoir. Les jeunes bourgeons du greffon qui débourre sont aussi le régals de quelques prédateurs.

 

Soins post-greffage

Généralement, le greffon commencera à partir en végétation au plus tôt trois semaine après l’opération.

Dans un premier temps, on laisse tous les yeux former une pousse herbacée.

Ensuite, on repère la pousse la plus vigoureuse, on la tuteure à la verticale, et on supprime les autres pousses herbacées.

La ligature sera ôtée lorsque la base de la pousse herbacée commencera à se semi-aoûter.

 

Prévention des nécroses.

Lorsqu’un seul greffon est inséré dans le porte-greffe, et lorsque le diamètre du greffon est fort inférieur à celui du porte-greffe, il y a risque de formation d’un dessèchement dans la zone opposée du greffon, une nécrose. Cela est dû au fait que la circulation de la sève ne se fait que du côté du greffon, car à l’opposé, rien ne « tire » la sève. Cette zone alors dépérit.

Il y a deux moyens préventifs d’y remédier.

Le premier est de supprimer préventivement cette zone opposée. N’existant plus, elle ne pourra pas dépérir.

 

découpe anti nécrose
Le coin du porte-greffe opposé au greffon est sectionné

 

Autre possibilité, au lieu de supprimer ce coin, nous pouvons non pas décapiter le porte-greffe à l’horizontale, mais le couper en biais, au sécateur de force.

 

Autre possibilité encore, c’est pratiquer une greffe en fente double : nous mettons deux greffons.

 

greffe en fente double

 

En plus de prévenir la nécrose, cela maximise nos chances : deux greffons donc deux fois plus de chances de réussir la greffe.  Cette greffe en fente double aura les mêmes soins post-traitement qu’une fente simple (on ne conservera qu’une seule pousse sur chaque greffon, qu’on tuteurera, et la moins vigoureuse des deux sera régulièrement maintenue rabattue, dans l’unique but de faciliter la cicatrisation sans porter atteinte à la vigueur de croissance de la pousse qui sera maintenue). A terme, lorsque les deux greffons commenceront à se frôler, on ne conservera qu’un seul greffon, l’autre sera sectionné ; cela se passe généralement l’hiver suivant.

Photographies

 

Greffe en fente de pommier

Greffe en fente de pommier

 

 

Dessèchement du porte-greffe

  Dessèchement du porte-greffe

 

 nécrose porte-greffe

 Dessèchement du porte-greffe

 

découpe en biseau du greffon

 Découpe en double-biseau du greffon

 

 

découpe en biseau du greffon

 Découpe en double-biseau du greffon

 

 

Greffe en fente mastiquée

 Greffe en fente terminée : toute plaie apparente est mastiquée.

 

 

 

Greffe en fente de cerisier

Greffe en fente de cerisier

 

  1. elle peut aussi se pratiquer en fin d’été sur certaines espèces, particulièrement les cerisiers
  2. La greffe en mini-couronne est pourtant bien plus aisée pour ses premiers pas en matière de greffage
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La greffe anglaise compliquée https://www.greffer.net/?p=627 Sat, 10 Apr 2010 19:07:52 +0000 http://www.greffer.net/?p=627 La greffe anglaise compliquée est une variante de la greffe anglaise simple.
Son but est de proposer une solution pour maintenir mécaniquement le greffon pour rendre la ligature plus aisée.
Son inconvénient est de supprimer tous les avantages de la greffe anglaise simple, à savoir la qualité du point de greffe.

Le porte-greffe en taillé en biseau, de hauteur environ trois fois le diamètre.

 

taille en biseau du porte-greffe

 

 

Ensuite, le porte-greffe est tranché verticalement, à environ un tiers du diamètre à partir de l’extrémité du biseau, sur une hauteur équivalente à celle du biseau.

 

découpe porte greffe anglaise compliquée

 

Le rameau greffon subit le même traitement : découpe d’un biseau simple, qu’on entaille lui aussi verticalement, toujours au niveau du tiers du diamètre, là encore à partir de l’extrémité du biseau.

 

greffe anglaise compliquée  découpe greffon

 

Le tout est alors assemblé :

 

greffe anglaise compliquée

 

 

Ligature et masticage.

 

 

 

 

 

 

 

 

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La greffe anglaise https://www.greffer.net/?p=625 Sat, 10 Apr 2010 18:40:30 +0000 http://www.greffer.net/?p=625 La greffe anglaise, dite aussi greffe anglaise simple, greffe en fente par juxtaposition (terminologie trompeuse), fait partie des greffes à rameau.

De réalisation nécessitant précision et expérience, elle n’est pas conseillée pour débuter ; par contre, c’est une méthode des plus recommandables parmi les greffes en rameau, par la beauté de son point de greffe et l’absence de traumatisme sur le porte-greffe.

Le principe est le suivant :

Le greffon doit être d’un diamètre parfaitement identique à celui de l’endroit du porte-greffe où l’opération sera réalisée.

Greffon et porte-greffe seront taillés en biseau simple, biseaux tout deux identiques (angles, dimensions) car devant parfaitement s’unir1.

 

greffe anglaise

 

Les dimensions du biseau n’ont pas d’importance, généralement la hauteur du biseau est 2 à 4 fois le diamètre, mais cela n’est pas une obligation.

 

Le tout est ligaturé. La difficulté est de ne pas faire bouger l’ajustement lors de la ligature. En effet, le greffon n’est pas coincé mécaniquement (tel une greffe en fente ou une greffe en incrustation). Pour faciliter l’opération, certains utilisent pour ligaturer du chaterton (adhésif d’électricien) à la place du flexibande : l’adhésif maintient le greffon durant la ligature.

L’extrémité du greffon est mastiquée.

 

 

greffe anglaise

 

 Greffe en anglaise simple

 

 

  1. dans le cadre d’une greffe anglaise réalisée parfaitement, car sinon, en cas de diamètre légèrement différent, il suffit d’aligner le greffon d’un côté, et tenter ainsi d’assurer quelques zones de contacts de cambiums
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