Greffage des fruitiers – Greffer.net https://www.greffer.net Greffage & autres multiplications végétatives Mon, 23 Apr 2012 10:00:04 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.4.6 Figuier (Ficus carica L.) https://www.greffer.net/?p=375 Fri, 28 Mar 2008 18:46:06 +0000 http://www.greffer.net/?p=375 Porte-greffes :

– franc de figuier.

 

Méthodes de greffage :

– couronne en mai-juin. Nécessité de tuteurage.

– en flute, en avril-mai.

– chip budding avec greffon herbacé sur pousse herbacée. De mai à juin.

 

Remarques :

Certains retours d’expériences notent une perte de qualité du fruit lorsque greffé sur caprifiguier (figuier mâle). Les essais ne sont pas encore suffisamment nombreux pour tirer des conclusions.

Le greffage du figuier n’est utilisé que pour surgreffer des figuiers anciens. En effet, le bouturage aisé et le bon comportement sur leurs propres racines des sujets multipliés ainsi font que c’est le mode de multiplication utilisé pour ce fruitier.

L’inconvénient du greffage du figuier est qu’en cas de gros gel, c’est le porte-greffe qui repartira de souche. La partie aérienne sera perdue.

 

Lire aussi :

Changer par greffage la variété d’un figuier adulte.

 

Photographies :

Surgreffage en couronne avec la variété unifère ‘Marseillaise’ dans un verger professionnel. Greffe réalisée au printemps, photos réalisées quelques mois plus tard, en fin d’été.

 

Surgreffage en couronne d’un figuier

 

 

Figuier greffé

 

 

 

 

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Caroubier (Ceratonia siliqua L.) https://www.greffer.net/?p=537 Fri, 01 Feb 2008 16:27:42 +0000 http://www.greffer.net/?p=537 Porte-greffes :

– franc de caroubier

 

Méthode de greffage :

– placage d’écusson, deuxième quinzaine de juin.

 

Remarques :

Après le départ de la greffe, on laisse néanmoins au dessus du point de greffe quelques branches tire-sèves.
 

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Caféier (Coffea) https://www.greffer.net/?p=524 Thu, 03 Jan 2008 17:14:40 +0000 http://www.greffer.net/?p=524 Porte-greffes :

– Coffea liberica : pour sa bonne résistance aux nématodes.

 

Méthodes de greffage :

– greffe en fente.

– greffe de côté sous écorce.

– greffe en écusson.

 

Remarques :

Le système radiculaire de Coffea arabica est sensible aux nématodes.  Le greffage est donc principalement pour améliorer la résistance de cette espèce en lui fournissant un porte-greffe résistant.

Il est aussi utilisé pour multiplier végétativement les hybrides sélectionnés non reproductibles fidèlement par semis.

 

Avec un équipement professionnel permettant la mise sous brouillard, la greffe-bouture est tout à fait envisageable.

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Pistachier (Pistacia) https://www.greffer.net/?p=351 Mon, 17 Dec 2007 15:43:46 +0000 http://www.greffer.net/?p=351 Porte-greffes :


Pistacia terebinthus (Pistachier térébinthe) :

Il sera le porte-greffe de choix pour la zone au Nord de la Méditerranée, les zones à forte pluviométrie. C’est celui qu’on emploie en France (zone méditerranéenne), la Sicile, la Turquie. Il offre une bonne résistance au pourridié, au phythophtora. Sa vigueur est moindre que Pistacia atlantica.
Le semis est capricieux, on ne peut guère espérer que 20% de levée des semis. Les semences nécessitent une scarification, mécanique ou chimique, de l’endocarpe.

Pistacia atlantica :

On peut espérer des semis une levée de 30 à 40%.
Un porte-greffe classique en Tunisie, connu sous le nom vernaculaire « Betoum ». Il est aussi utilisé aux USA.

– UCB#1  (UC Berkeley 1):

Sélection de l’Université de Beckerley Californie (obtenteur Dr. Lee Ashworth). Issu d’une hybridation Pistacia atlantica x Pistacia integerrima. Testé en résistance au froid (a tenu aisément 11 nuits avec des minimas -11 à – 15°C) alors que d’autres sélections de porte-greffes tels le Pioneer Gold I a subit plus de 40% de pertes.
Augmente le rendement de production (+40% par rapport à un Pistacia atlantica). Améliore les variétés sujetes à l’alternance.  C’est un semis d’UCB-1 et non un clone multiplié végétativement qui est utilisé en tant que porte-greffe. Sol : mêmes conditions que Pistacia atlantica.

– Pistacia integerrima (Khinjuk) :

On peut espérer des semis une levée de 30 à 40%.
Vigueur comparable à celle de Pistacia terebinthus.
On l’utilise généralement pour les sols arides d’altitude.
Utilisé entre autres en Turquie.
Protège contre les maladies cryptogamiques.

– Pistacia x palestina :

On peut espérer une levée de 40% des semis.
Utilisé en Grèce, au Liban.

– Pistacia vera :

C’est le semis qui germera le mieux, environ 50%.
Il n’est pas adapté en tant que porte-greffe à une culture de plein sol en France.
En Syrie, c’est le franc de la variété ‘Achouri’ qui fait référence ; en Tunisie les franc de la variété ‘Mateur’.

– Pistacia mutica :

Faible vigueur.

– Pistacia chinensis :

Faible vigueur.

(Remarque : Pistacia Lentiscus (Pistachier lentisque) n’est pas recommandé en tant que porte-greffe. Son aspect buissonnant et ses repousses nombreuses sont néfastes au développement du greffon.)

 

Méthodes de greffage :

Fente : fin mars, début avril. Très faible taux de reprise (de l’ordre de 10%).

Anglaise : fin mars, début avril. Faible taux de reprise.

Couronne : au moment de la floraison. Utiliser des greffons à deux yeux. Mastiquer. Ensacher le tout pour protéger du soleil, sachet qui sera retiré dès le début du débourrement du greffon. Faible taux de reprise.

Chip-budding oeil poussant : mai-juin, soit avec du greffon de l’hiver en état de repos végétatif (semble avoir une meilleure reprise), soit avec du greffon frais.

Flute / sifflet : mai, parfois juillet-août.

Ecusson oeil poussant : mi juin, de préférence avec du greffon hiverné, choisir des bourgeons bien formés.

Ecusson oeil dormant : Mi-Juillet au moment de la lignification : pas avant (bois pas assez aoûté), pas après (baisse de sève dès la fin Juillet). Avec du greffon « frais ».

Placage : Mi-juillet, au moment de la lignification.

Voir aussi : http://www.jardin-mundani.com/empelts/lateralsubcortical.htm

Production des porte-greffes par semis :

Un porte-greffe issus de semis sera greffable au bout de 2 à 3 ans.

On choisit impérativement des graines de la dernière récolte. Ces dernières, aussitôt récoltées, doivent être débarrassées de leur mésocarpe (pour faciliter l’opération, on peut tremper préalablement les drupes). On met à sécher, et on conditionne les semences dans des sachets.

La période de stratification-vernalisation sera au minimum d’un mois, et au maximum de trois mois (au delà, les semences, particulièrement celles de Pistacia terebinthus, voient leur taux de levée, déjà faible, s’effondrer). Elle s’effectue sur une plage de températures de +4 à +8°C, en atmosphère humide. Les graines sont plantée la « tête » en haut, dans un substrat composé de sable :

Stratification et vernalisation de pistaches

Pour augmenter les taux de levée, on procède dès la fin de la vernalisation à un forçage à +20-22°C, jusqu’au obtenir le début de la germination.

La culture du porte-greffe issus de semis devra se faire obligatoirement :

– soit en plein champ à son emplacement définitif : dans ce cas là on sèmera en place les graines germées. Avantage : le pivot du porte-greffe non détérioré permettra un très bon enracinement. Inconvénient : vu les échecs de greffage, il est difficile de pouvoir s’assurer de la réussite (mais on sera toujours à temps de reprendre un porte-greffe échoué l’année suivante).

– soit en pot : en effet, les Pistacia ne supportent quasiment pas la transplantation en racine nue. Les plants en pot qui auront un greffage réussi seront ensuite transplantés en pleine-terre, avec leur motte.

Pour la culture en pot, deux possibilités :

– soit on sème directement la graine germée : le pivot se développe très vite. Il faudra un pot profond, avec des risques de chignognage malgré tout.

– soit on effectue un traitement de la graine à l’issue de la vernalisation préalablement à son repiquage en pot. Cela doit se faire au début de la germination, au moment où le radicule fait 1 à 3 cm de long. On pince l’extrémité du radicule (maximum un demi-centimètre) en vue de le sectionner. Cela empêchera le pivot de se former et entraînera rapidement la formation d’un système racinaire secondaire. Il est important d’opérer à ce stade de développement, ce qui nécessite un suivi très soigneux de la levée des semis, tous les deux jours environ, car la racine pivotante se forme très vite.

Germination d’une pistache

Dans les deux cas, et particulièrement le premier, il faudra surélever les pots, de façon à ce que les racines ne plongent pas dans le sol via les trous de drainage.

Le repiquage post-vernalisation doit se faire très rapidement, la sensibilité à la déshydratation est grande.

La graine est recouverte de 3 cm de terre et aussitôt arrosée. Il faudra veiller ni à inonder les semis, ni à les laisser dessécher. A ce stade, il faut, pour donner un ordre d’idée, arroser une fois par semaine, jusqu’à ce que la tige sorte de la terre.

 

Production des porte-greffes par bouturage :

C’est une méthode de production plus techniquement difficile, et qui donne des résultats assez faibles vu l’effort déployé.
La bouture se fait avec des pousses de l’année semi-ligneuses.
L’emploi de l’hormone de bouturage A.I.B. est nécessaire.
Les boutures doivent être placées ensuite sous brouillard.

 

Production des porte-greffes par marcottage :

Sur un sujet relativement âgé de plein champ, le rabattre.
La mise de racine sur les rejets est très long, généralement 3 ans, sans compter les risques de non reprise à la transplantation.

 

Conservation des greffons en repos végétatif :

Température conseillée : +6 à +8°C.

 

Préparation du pied-mère en vue d’une récolte de greffons :

En décembre, le pied-mère doit être sévèrement rabattu, et les rameaux à fruit doivent être supprimés.
Arrosages copieux tous les 15 jours en avril mai et juin, avec fertilisation azotée.

 

Préparation des porte-greffes en vue d’être greffés :

Pour les gros sujets, sujets déjà implantés sur le terrain, un rabattage est nécessaire en hiver, afin de forcer la formation massive de nouveaux rameaux vigoureux qui accueilleront la greffe.

Pour tout gabarit de porte-greffes, on arrête l’arrosage des porte-greffes 10 à 15 jours avant le greffage, afin qu’ils n’aient pas d’excès de sève.

 

Remarque sur le greffage :

Les taux de réussites maximum à espérer avec les méthodes les plus éprouvées seront de l’ordre de 50%.
– La greffe en écusson ou chip : l’écusson est de la dimension suivante : 2 cm de bois au dessus de l’oeil, 1 cm au dessous. Le bois de l’écusson doit être lignifié. La pose est recommandée sur une pousse de l’année, et non sur du vieux bois. Il est nécessaire à une bonne reprise que la ligature assure une bonne pression, surtout au niveau du pourtour de l’oeil où il ne faut pas hésiter à bien serrer. Étêtage (à plus de 30 cm du point de greffe) une semaine après le greffage. 15 jours après, le pétiole doit chuter classiquement, on onglète à ce moment là. On ôte la ligature, surtout les ligatures non extensibles type raphia, un mois après la greffe.

– Les greffes utilisant un greffon frais : le choix du greffon se fait sur des rameaux suffisamment lignifiés sur les 3/4 de leur longueur. Toutes les mesures contre la déshydratation doivent être mises en oeuvre (prélèvement le matin « à la fraîche », suppression immédiate des feuilles (on laisse 1 cm de pétiole), linge humide, transport en glacière…). L’usage de bande anti-déshydratation (parafilm, ruban PVC…) pour protéger les greffons (chip, écusson…) n’est pas indispensable, mais conseillée ; ne pas couvrir l’oeil. Greffer sur la face la moins exposée au soleil le plus chaud.

– Il est possible de lancer une campagne de greffage d’oeil en septembre, en provoquant un « deuxième printemps », par une irrigation intensive (tous les 8 à 10 jours) et fertilisée qui provoquera une nouvelle poussée de rameaux (aussi bien porte-greffe que pieds-mère). Certaines sources indiquent que les meilleurs résultats sont obtenus avec ce mode opératoire, qui parait s’imposer dorénavant comme une référence. Les greffes partent ainsi généralement à oeil poussant. De plus, les plants de semis de l’année sont généralement greffables en Septembre, s’ils ont été eux aussi « forcés ».

– Utilisation des greffons hivernés : il est recommander de les « réactiver » en les forçant. 4 à 6 jours avant le greffage, on les sort du réfrigérateur, en les laissant à la verticale dans un verre rempli de 3 cm d’eau. Le signe d’une bonne « réactivation » est une écorce qui se détache bien.

-Un pistachier greffé mettra quelques premiers fruits 2 à 3 ans après le greffage, mais il faudra attendre 7 à 10 ans pour avoir des récoltes conséquentes.

– Utiliser bien sûr des yeux à bois (petits et pointus) et non des yeux à fleur (distinguables des yeux à bois par leur grosseur très significative).

 
 

 

Greffe d’un pistachier

Photographie d’une greffe de pistachier :
Le porte-greffe avait été décapité en [1] afin de faire partir une nouvelle tige herbacée [2], sur laquelle on a greffé en mai en écusson [3]. Après le démarrage de l’oeil, un onglet avec plusieurs yeux [4] a été conservé.

 

 

Sources :

Amélioration d’espèces à fruits à coque : noyer, amandier, pistachier (CIHEAM)

Multiplication du pistachier en pépinière (institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie)

Le greffage du pistachier en Tunisie Centrale (FAO)

 

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Pommier (Malus domestica Borkh.) https://www.greffer.net/?p=346 Sat, 15 Dec 2007 11:48:07 +0000 http://www.greffer.net/?p=346 Porte-greffes :

 

GRANDE VIGUEUR

M1 (Paradis Anglais) :

Vigoureux.
Bonne aptitude à la multiplication végétative.
Sols moyens.
Sensible au gel.
MM.109

Issus d’un croisement M2 x Northen spy.
Très grande vigueur.
Tout sol y compris médiocre, mais une préférence pour les sols légers.
Mise à fruits lente.
Rendement moyen.
Sensible à l’humidité stagnante. Résiste bien à la sécheresse.
Assez sensible au gel.

 

MM.111 (Malling-Merton 111) :

Vigueur entre moyenne et forte : dimensions voisines de 80 % de celles de l’arbre franc.
Pour formes fuseaux et pleins vents.
Pour sols sains et biens drainés.
Sensible au calcaire, racine traçante, résiste bien à la sécheresse et au froid. Bon enracinement. Bonne stabilité.
Résistance au puceron lanigère.
Résistance à la pourriture du collet.
Rendements élevés.
Mise à fruit précoce.
Tendance à l’alternance.

 

Franc :
Très vigoureux.
Très bon enracinement.
Pour formes libres.
Mise à fruit lente.
Tout sol y compris médiocre.
Hétérogénéité des semis.
Espérance de vie : de l’ordre de 100 ans.

 

– franc de Bittenfelder ou de Graham Jubileum

Très grande vigueur. Pour haute-tige ou demi-tige.
Croissance homogène.
Assez bonne homogénéité des semis (sélections Allemandes).
Tout sol y compris médiocre, mais pas trop calcaire (ph 6,5).
Supporte aussi bien l’humidité que la sécheresse. Très robuste.
Mise à fruits lente.
Supporte bien les grandes variations saisonnières de température.
N’améliore pas les variétés à alternance.

 

Transparente de Croncels.

Grande vigueur, pour arbres de plein vent.
Excellente résistance aux pucerons lanigères.
Porte-greffe aisément multipliable par bouturage.
Améliore les comportements d’alternance.

 

A2 (Alnarp 2) :

Obtention Suédoise.
Multiplication végétative aisée.
Grande vigueur.
Sol : bon comportement en sol lourd ou léger.
Pour les formes haute-tige ou demi-tige, bien meilleurs que Bittenfelder ou Graham Jubileum (productivité supérieur à +80%).
Très bon comportement pour les grands écarts de températures saisonniers.

 

 

MOYENNE VIGUEUR

– M2 (Doucin de Fontenay) :

Sol : moyen à fertile. A éviter en terrain léger.
Vigueur moyenne.
Mise à fruits assez rapide.
Sensibilité au gel.
Sensible au puceron lanigère.
Résistant à la pourriture du collet (phytophthora).

 

M4 (Doucin Allemand) :

Vigoureux.
Mise à fruits précoce.
Bons rendements de production.
Assez bonne résistance au gel.

 

– M7 (Malling 7):

Vigueur moyenne (inférieure au M4, entre le M.26 et le MM.106) pour formes type petit gobelet.
Bon comportement en sols lourds et humides aussi bien qu’en sols secs. Peu sensible au calcaire.
Bon ancrage des racines.
Peu sensible à la pourriture du collet (phytophtora).
Sensibilité au chancre bactérien (Agrobacterium tumefaciens).
Influence positive sur la taille et la coloration des fruits.
Rendements irréguliers.
Mise à fruit moins rapide que M9 ou M106.

 

MM.104 (Malling-Merton 1046)

Issus du croisement M2 x Notrthern Spy.
Vigueur moyenne à grande.
Pour sol intermédiaire (ni très humide ni très sec).
Mise à fruits lente.
Résistance au puceron lanigère.
Bonne résistance au gel.
Bonne compatibilité au greffage.

 

MM.106 (Malling-Merton 106) :

Issus du croisement M1 x Northenspy.
Vigueur moyenne (gobelet, grande palmette…).
Mise a fruit moyennement précoce.
Bons rendements.
Pour sol humide, léger, ordinaire, craint la sécheresse, ancrage des racines moyen.
Peu sensible à l’asphyxie.
Espérance de productivité : une vingtaine d’années.

 

SUPPORTER 4 Pi 80 :

Vigueur supérieure de 10 – 15% au Pajam 2 et inférieure de 30% au MM.106.
Très bon ancrage au sol.
Bon impact sur l’homogénéité du calibre des fruits.
Résistant au phytophtora et aux pucerons lanigères.
Assez résistant au feu bactérien.
Pas d’influence sur la tendance à l’alternance.

 

 

 

FAIBLE VIGUEUR

M9 (Paradis Jaune de Metz – PaJaM) :

Peu vigoureux pour former des arbres de petite taille (cordons, palmettes).
Généralement utilisé en culture intensive avec haute densité de plantation, avec tuteur.
Sols fertiles et humides, car le système racinaire est peu développé (sur 30 cm environ).
Mise à fruits précoce.
Rendement élevée.
Espérance de vie courte.
Bonne influence sur la coloration, la taille, et la saveur des fruits.
Résistant à la pourriture du collet.
Sensible au feu bactérien (Erwinia amylovora).
Nombreux sous-clones du M.9, qui sont le résultat d’un traitement à la chaleur ayant débarrassé les clones initiaux des virus : M.9 EMLA, clones français Pajam 2 (Cepiland) et Pajam 1 (Lancep), clones hollandais NAKB T337 et Fleuren 56, J9 (issus d’un semis de M9, un peu plus vigoureux et stable).

 

M.26 (Malling 26) :

Issus d’un croisement M9 x M16.
Vigueur faible à moyenne (entre M9 et MM106).
Pour forme basse ou palissée (cordon, palmette), avec tuteurage conseillé.
Mise à fruit très précoce.
Pour sols drainés.
Bonne résistance au gel.
Sensible à la pourriture du collet.
L’écussonnage oeil dormant doit être pratiqué tardivement (l’écusson risque d’être rejeté en raison de la forte croissance).

 

M.27 (Malling 27) :

Issus d’un croisement M9 x M13 . Vigueur faible, arbre ne dépassant pas généralement les deux mètres de hauteur.
Généralement utilisé pour créer des pommiers buissonnants dans les massifs ou des cordons, ou des cultures en container.
Non utilisé en vergers commerciaux.
Sols riches, sains et fertile.
Mise à fruit rapide. Productivité optimale à 6 ans.

 

Méthodes de greffage

Greffage de bourgeons

– En écusson (ou en chip-budding) à œil dormant en août (greffons récoltés juste avant).
– En écusson (ou en chip-budding) à œil poussant au printemps à la montée de sève (greffons récoltés en janvier et conservés dormants). Toutefois l’écusson à œil dormant est plus efficace.

Greffage de rameaux

– Greffage en fente simple ou double au printemps (à partir de mi mars).
– Greffage en incrustation.
– Greffage à l’anglais, simple ou compliquée.
– Greffage en couronne. Surgreffage d’arbres pour changer de variété. Le porte-greffe est rabattu en février. La greffe en couronne est plus tardive que les autres greffes par rameaux détachés : avril, au moment de la floraison

 

 

 

Greffe chip-budding oeil dormant de pommier

Greffe en chip-budding à oeil dormant de pommier, en train de débourrer.

 

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Pêcher (Prunus persica L.) https://www.greffer.net/?p=345 Fri, 14 Dec 2007 19:53:22 +0000 http://www.greffer.net/?p=345 Porte-greffes:

 

– franc de pêcher

Issus de semis de noyaux, à prélever de préférence sur des sujets sauvages afin de produire des plants plus réguliers.

 

pêcher GF 305 :

Issus de semis.
Bonne vigueur compatibilité excellente.
Demande des terrains sains, résiste mieux à la chlorose calcaire que le franc.
Les premières lignées de GF 305 datent de 1948 ce qui permet d’avoir du recul. Valeur sûre.

 

– franc de missour :

Obtenu à partir de semis de noyaux d’une variété de pêchers sauvages au Maroc.
Peuplement homogène, résiste à des doses de calcaire actif de l’ordre de 8%.

 

Montclar ® :

Issu de sélection de pêchers, multiplié par semence.
Bonne vigueur affectionne les sols sains et peu calcaire.

 

Rubira :

Sélection de pêcher.
Vigueur moyenne.
Intéressant pour les sols très acides ( pH<5.5).
Serait résistant au puceron vert.

 

franc d’amandier :

Résiste à la sécheresse et au calcaire.
Sa vigueur s’exprime surtout en sol pauvre, ailleurs elle est plus faible que sur GF 677 et sélection de prunier.
Convient bien aux variétés tardives car reste en sève très tard en saison, reprise délicate à la plantation, attendre les premières gelées.
Supporte l’arrosage en terrain léger, peut végéter plus de 30 ans.
Ne supporte pas dans le sol l’humidité prolongée.

 

Amandier x pêcher GF 557 :

Plus vigoureux que le franc de pêcher mais pas plus résistant à l’asphyxie des racines, n’est plus guère employé.

Amandier x pêcher GF 677 :

Hybride naturel très vigoureux.
Compatibilité bonne sans être exceptionnelle, résistant au calcaire ( 12% calcaire actif) pour terrain sec.
Résiste mieux à asphyxie racinaire que l’amandier.

 

Avimag-Cadaman® :

Hybride de pêcher x Prunus davidiana.
Porte-greffe récent, vigueur identique à celle du GF677 résiste mieux à la présence d’humidité dans le sol.
Résiste aux nématodes, Meloïdogyne incognita

 

Myran :

Hybride myrobolan X Pêcher Yunnan, qui présente un intérêt en raison de sa compatibilité avec toutes les variétés et sa grande vigueur, comparable à celle conférée par le semis de Pêcher.
Malheureusement il est très sensible à la chlorose et ceci limite beaucoup son utilisation. A utiliser en sol limoneux.

 

Prunier brompton :

Pour terrain lourd, bonne vigueur, porte greffe spontané qui se multiplie par marcottage, très bonne compatibilité.

 

– Prunier Saint-Julien :

Issu de semis.
Rustique.
Résiste au calcaire, affectionne les sols compacts et humides.
Fruits plus petits que sur franc.
Compatibilité très moyenne.

 

Saint-Julien GF 655.2 :

Semis de saint- julien, meilleure compatibilité que le géniteur, de faible vigueur.

 

Hybride st julien x brompton :

Possède du premier son adaptation au sol lourds, du second une meilleure affinité.

 

Prunier damas p 1869 :

Bonne compatibilité, résiste mieux au calcaire que le Saint-Julien, tendance à drageonner, de part sa faible vigueur convient bien aux formes plates.

 

JULIOR® ferdor :

Hybride Saint-Julien d’Orléans x Pershore.
Compatible avec toutes les variétés de pêches.
Vigueur supérieure au DAMAS 1869 et au ST JULIEN 655.2 mais reste moyenne, ne drageonne presque pas, mise à fruit rapide, pour sol compact et peu calcaire.
Difficile à bouturer.

 

prunier myrobolan et marianna type GF 8-1 :

A éviter par manque d’ affinité avec de nombreuses variétés, une expérimentation sur le terrain est nécessaire.

 

– franc d’abricotier :

Peut être utilisé dans les sols très sains et bien drainés, végète avec une pluviométrie de moins de 400mn d’eau par an, compatibilité médiocre meilleure avec les variétés à chair blanche.

 

Pêcher de David (Persica Davidinna). Bonne résistance au calcaire.

 

 

Méthodes de greffage :

écusson à œil dormant avec des yeux triples que l’on prélève sur des rameaux bien aoûtés.

Remarques :

Choisir des arbres productifs et indemnes de maladies. Attention aux rameaux infectés par les monilioses.
Vérifier que la branche dont est issu le greffon soit productive avec des fruits représentatifs de la variété et si possible située sud/sud-ouest.
Le greffage s’effectue en été, la période varie en fonction du porte greffe, de la région, des conditions de culture ainsi que de la météo ; avec les pruniers on peut commencer fin juillet, août pour le franc et jusqu’au 15 septembre sur amandier.

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Noyer (Juglans regia L.) https://www.greffer.net/?p=344 Thu, 13 Dec 2007 16:40:51 +0000 http://www.greffer.net/?p=344 Porte-greffes :

 

-Juglans nigra

Originaire d’Amérique du Nord.

Grande vigueur.

Mise à fruit plus rapide que Juglans regia, mais durée de vie limitée à 50 ans environ.

Augmente sensiblement le calibre de la noix de la variété greffée.

Très bonne résistance aux froids hivernaux.

Sensible à l’asphyxie radiculaire.

Sensible aux nématodes.

Sensible à la chlorose ferrique.

Extrêmement sensible au virus du Cherry leaf roll (ce qui contre-indique son usage en tant que porte-greffe, sauf dans les régions indemnes)

Peu sensible au Crown gall.

Peu sensible au pourridié.

Peu sensible à l’encre.

Pour sols riches, profonds.

Sensibilité à la sécheresse.

 

Juglans regia :

Bonne vigueur.

Mise à fruits lente (parfois dix à douze ans), mais durée de vie d’environ 100 ans.

Pas d’influence sur le calibre des noix de la variété greffée.

Résistance aux froids hivernaux moindre que Juglans nigra, tout en restant bonne.

Sensible à l’asphyxie radiculaire.

Sensible aux némathodes.

Peu sensible à la chlorose ferrique.

Sensible au crown gall.

Sensible au pourridié.

Sensible à l’encre.

Pour sols moyennement fertiles, calcaires. Résistant à la sécheresse.

 

Méthode de greffage :

– en demie fente au collet, anglaise améliorée ou cadillac au collet sur plant d’un an sous châssis à l’étouffée fin mars, ou chambre de forçage chaude (taux d’humidité 70%), le porte-greffe étant forcé deux à trois semaines avant l’opération de greffage.

– en fente terminale ou sur bifurcation au moment du départ de végétation du porte-greffe

anglaise à cheval sous châssis à l’étouffée fin mars

– couronne en avril/mai, à la montée de sève. On déterre un peu le porte-greffe, on le rabat légèrement en dessous du niveau du sol. On insère un seul greffon âgé de deux ans à sa base, pourvu d’un oeil terminal. Ligature, mastic, et on butte le tout de façon à ne laisser effleurer que l’oeil terminal.

– chip-budding en mai/juin

– en écusson en juin

– en approche de mai à juillet avec de jeunes rameaux

– greffe en flute simple ou flute à lanières en juin

– placage d’écusson, juin à mi-juillet, en période très chaude. (en Italie, pratiqué en août-septembre)

 

Remarques :

Les greffons sont très sensibles à la déshydratation. Il faut procéder tôt le matin, en absence de vent.

 

Pour les greffes de rameaux :

Il faut protéger le rameau greffon de la déshydratation : butter de terre si la greffe est ras le sol, application de mastic sur tout le greffon… Une protection supplémentaire contre la déshydratation (sachet à fruits) est toujours la bienvenue.

Le stade de débourrement du porte-greffe a une importance dans la réussite. Sur un porte-greffe qui est sur le point de débourrer mais n’a pas encore débourré, il y a un tel afflux de sève lors de la section du porte-greffe que cela amène à l’échec systématique de l’opération.
Il faut opérer lorsque le porte-greffe commence à débourrer, et que les feuilles commencent à se teinter de rouge, tel sur la photo ci-dessous :

 

débourrement noyer

 

 

Différents auteurs préconisent pour l’ensemble des greffes à rameau, pas seulement la couronne, l’utilisation de greffon avec bois de deux ans à leur base.

En effet, il est impératif d’avoir une moelle la plus fine possible.
Dans le cas de la photo ci-dessous, la moelle fait presque la moitié du diamètre : c’est trop important, et laisse présager un échec de la greffe.

moelle greffon noyer

 

 

 

La reprise est assurée lorsque la pousse du greffon prend un aspect rouge violacé. S’il est vert, il s’étiolera puis se s’assèchera.

 

Greffe de noyer

 

 

La greffe sur des porte-greffes en pleine terre de tels diamètres  implique une repousse très vigoureuse. Le tuteurage est alors indispensable afin d’assurer la repousse droite et éviter les dégâts à cause du vent, dont quelques cas sont illustrés par les photos suivantes :

 

Greffe cassée

 Greffe en couronne cassée par la force du vent
sur une pousse vigoureuse non tuteurée

 

 

 

 

greffe en couronne de noyer non tuteurée

 Greffe en couronne de noyer,
pousse vigoureuse non tuteurée.

 

 

Pour les greffes d’oeil :

Les greffons doivent être prélevés sur du bois de deux ans. Porte-greffe bien arrosé et très en sève et protection anti-déshydratation du greffon sans couvrir l’oeil.

 

Photographies :

 

Greffe en couronne de 4 ans d’âge

 Greffe  en couronne de 4 ans d’âge

 

 

Greffe  en couronne de 4 ans d’âge

 Greffe  en couronne de 4 ans d’âge

 

 

Choix des greffons de noyer :

(chapitre réalisé par Olivier88)

Il faut déjà bien distinguer les boutons à fleurs des yeux à bois :

 

 

noyer oeil à bois bouton à fleur

 

 

Il ne faut pas utiliser des rameaux

  • ne contenant que des boutons à fleurs,
  • étant trop frêles
  • ayant du bois mort ou altéré.

Quelques exemples photographique d’illustration de greffons à jeter :

bois mort

 

 

rameau frêle

 

 

greffon frêle

 

 

 

Il faut choisir des greffons

  • droits  (qui font suite à une taille de l’année précédente)
  • ayant au moins un oeil à bois.

 

 

greffon de noyer

 

 

juglans scionwood graftwood

 

 

Une fois ce premier tri effectué, il va falloir ne retenir que les greffons ayant le moins de moelle (le creux à l’intérieur de la branche) :

 

moelle de bois de noyer

 

 

 

moelle greffon de noyer

 

 

 

Les greffons se prélèvent de décembre à mars et se conservent de la façon habituelle de tout greffon caduc.

 

 

Lire aussi :

 

La greffe du noyer en chambre chaude

La greffe du noyer en chip-budding forcé

 

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Cerisier (Prunus avium & Prunus cerasus) https://www.greffer.net/?p=343 Tue, 11 Dec 2007 08:19:07 +0000 http://www.greffer.net/?p=343 Porte-greffes

Ceravium®P-HL-A : Semi-nanisant. Vigueur intermédiaire entre Maxma Delbard® 14 brokforest et Gisela®5 ou Tabel ®. Terrains profonds et frais. Mise à fruits très rapide

– franc de Cerisier (Prunus cerasus)

Colt (P. avium x P. pseudocerasus) : effet réducteur de vigueur

Damil® GM61/1 (Prunus dawyckensis) : contrôle la croissance excessive et favorise un port ouvert aux variétés de cerises douces ; forme peu à pas de drageons et offre une excellente résistance au froid.

Gisela®5 (Prunus cerasus x Prunus canescens) : Porte-greffe très précoce qui produit un arbre dont la taille correspond à environ 45 % de celle d’un merisier. Très productif sur un large éventail de sols. Demande un bon drainage. Tolère quelque peu les infections virales.

Gisela®6 : Arbre  dont la taille correspond à environ 70 % de celle d’un merisier. Très productif sur un large éventail de sols. Demande un bon drainage. Bonne résistance aux virus

Maxma Delbard 14 ® : semi-nanisant – 20 % que Sainte-Lucie ; hybride de Ste Lucie et de Merisier. résiste assez bien à la chlorose et est peu sensible à l’asphyxie.

Maxma Delbard® 14 brokforest : Porte-greffe demi-nanisant du cerisier, compatible avec toutes les variétés. Vigueur faible. Bonne rapidité d’installation. Mise à fruits rapide. Très bonne productivité. Bonne résistance à la chlorose. Plus tolérant au chancre bactérien que le merisier.

Maxma Delbard® 60 broksec (Prunus mahaleb x Prunus avium) : Vigueur moyenne. Très bonne capacité d’adaptation vis à vis des conditions de sol.

– franc de Merisier (Prunus avium) : porte-greffe du cerisier en terrain humide et peu calcaire, confère une grande vigueur et une longue longévité à l’arbre. La mise à fruit est peu rapide. Très bonne affinité au greffage. A greffer en tête au niveau souhaité des ramifications.

Merisier F 12.1 (‘Mazard’): Porte-greffe du cerisier compatible avec toutes les variétés. Vigueur forte à très forte. Mise à fruits longue. Tolérant au chancre bactérien. Aptitudes agronomiques très étendues.

MxM®2 (clone de Sainte-Lucie x merisier) : Arbre vigoureux, un peu plus gros et plus productif que le merisier. Modérément précoce et drageonnant peu, il s’adapte bien à un large éventail de sols et se comporte mieux que le merisier dans les sols argileux. Sensible au pourridié.

MxM®60 (clone de Sainte-Lucie x merisier) : Arbre vigoureux, à peu près de la taille du merisier, plus productif et ne drageonnant pas. Tolère modérément le pourridié et s’adapte à un large éventail de sols.

Pontaleb ® : Vigueur : forte à très forte.
Rapidité de mise à fruits : moyenne.
Productivité : forte à très forte.
Risque de rejet : Très faible.
Besoin d’irrigation : moyen (identique à Sainte-Lucie).
Sensibilité au calcaire : faible.
Sensibilité à l’asphyxie racinaire : très forte.
Densité de plantation : 300 à 650 plants/ha.

Sainte-Lucie (Prunus mahaleb) : terrain secs et calcaires, craint l’asphyxie. Vigueur moyenne. Forme basse-tige, palmette, gobelet. Mise à fruits rapide. Bonne compatibilité, sauf parfois des problèmes avec des variétés à fruits doux.

Sainte-Lucie 64 ® : bon porte greffe en sols sains chlorosants sujets à la sécheresse. Son enracinement pivotant lui permet de s’adapter aux sols secs et calcaires. Déconseillé en terrain humide.

Tabel ® (édabriz) : Porte greffe nanisant ; mise à fruit plus précoce ; donne un bon ancrage aux arbres et ne drageonne que très peu.

– Amandier (marginal)

 

Méthodes de greffage :

Fente en février, avant le départ en végétation, sur porte greffe de diamètre supérieur à 15 mm.

Anglaise en mars-avril

Ecusson oeil poussant au printemps.

Couronne en mai (au moment de la floraison)

Flûte en juin, avec étêtage immédiat du sujet

Ecusson oeil dormant en août

Fente (ou demi-fente pour éviter la gommose), en incrustation août-septembre

 

Remarques :

Pour les greffes en oeil poussant tardives (en juin), on peut prélever des écussons semi-ligneux à la base des rameaux nouveaux.

 

 

 

Greffe en fente de cerisier

Greffe en fente de cerisier sur franc, âgée de 34 mois.

 

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Néflier (Mespilus germanica) https://www.greffer.net/?p=342 Tue, 11 Dec 2007 07:18:21 +0000 http://www.greffer.net/?p=342 Porte-greffes :

Aubépine commune (Crataegus monogyna)

Autres craetegus (Crataegus oxyacantha (Ergot-de-Coq), Crataegus mexicana (Mazanille), crataegus crus galli..)

Poirier franc (Pyrus communis)

Cognassier (Cydonia oblonga) : la durée de vie sera réduite par rapport à une greffe sur aubépine. Pour les sols calcaires, préférer aussi l’aubépine.

Sorbier domestique (Sorbus domestica)

Sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia)

– franc de Néflier germanique (Mespilus germanica)

– franc de Néflier de Smith (Mespilus smithii, syn. Crataegus lobata Bosc)

 

Méthodes de greffage :

Fente simple ou double en mars

Anglaise simple ou compliquée en mars

Incrustation en mars

Couronne en avril

Ecusson ou chip budding en juillet-août.

 

Remarques :

Pour les greffes sur aubépine, greffer au plus près du sol, pour limiter les départs de végétation du porte-greffe sous le point de greffe.

Pour les hautes-tiges, le néflier de Smith est généralement utilisé en tant qu’intermédiaire, entre le porte-greffe aubépine et le greffon de néflier.

 

 

Greffe en couronne de néflier sur aubépine

Greffe en couronne de néflier sur aubépine

 

Greffe en couronne de néflier sur aubépine

 Greffe en couronne de néflier sur aubépine (greffée au printemps, photo de l’automne de la même année)

 

Greffe en couronne de néflier sur aubépine

 Greffe en couronne de néflier sur aubépine

 

 Sujet adulte de néflier greffé sur aubépine, greffe en pleine nature, plant sans entretient

 Sujet adulte de néflier greffé sur aubépine, greffe en pleine nature, plant sans entretient, greffe en fente de 4 ans d’âge.

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Chataignier (Castanea sativa Mill.) https://www.greffer.net/?p=340 Sun, 09 Dec 2007 12:45:42 +0000 http://www.greffer.net/?p=340 Porte-greffes :

 

Châtaignier Européen – Castanea sativa Mill.

Grande vigueur, forte croissance. Sols légers, siliceux, granitiques, frais et bien drainés,  non calcaire à pH inférieur à 7. Mauvais comportement en terrains trop compacts, mal aérés. Sensibilité à la maladie de l’encre : à éviter en tant que porte-greffe.

 

Châtaignier Japonais – Castanea crenata Sieb. et Zucc.

Moins vigoureux que Castanea sativa. Sols granitiques ou schisteux de bonne qualité. Sensibilité à la sècheresse. Résistance à la maladie de l’encre (phytophthora).

 

Châtaignier Chinois – Castanea mollissima Blume.

Moyenne vigueur. Assez polyvalent quant à la nature du sol, sauf le calcaire. Résistance au chancre de l’écorce (Cryphonectria parasitica). Résistance à la maladie de l’encre
(phytophthora).

 

Ferosacre CA90 (cov, obtention INRA Pompadour).

Grande vigueur.
Mise à fruit assez lente.
Bonne résistance à la maladie de l’encre.
Peu sensible à l’asphyxie racinaire.
Peu sensible au virus de la mosaïque.
Très sensible aux gels.
Bonne productivité.
Très bonne affinité au greffage.

 

– Maraval CA74.

C. sativa x C. crenata. (sélection INRA, Lalevade d’Ardèche)
Vigueur moyenne.
Moyennement résistant à la maladie de l’encre.
Peu sensible à l’asphyxie racinaire.
Très sensible au virus de la mosaïque.
Très sensible au chancre de l’écorce.
Bonne résistance aux froids.
Bonne affinité au greffage.
Mise à fruits rapide.
Bonne productivité.

 

Marigoule CA15.

C. sativa x C. crenata (sélection INRA , Corrèze)
Assez grande vigueur.
Bonne productivité.
Très sensible à l’asphyxie racinaire.
Bonne résistance à la maladie de l’encre.
Sensible au virus de la mosaïque.
Bonne résistance aux froids
Bonne affinité au greffage.

 

Marlhac CA118.

C. sativa x C. crenata (obtention INRA).
Moyenne vigueur.
Bonne productivité.
Moyenne résistance à la maladie de l’encre.
Assez sensible à l’asphyxie racinaire.
Peu sensible au virus de la mosaïque.
Assez sensible aux froids.
Très bonne affinité au greffage.

 

Marsol CA07.

C. sativa x C. crenata (sélection INRA, Lalevade d’Ardèche)
Grande vigueur.
Bonne productivité.
Assez faible résistance à la maladie de l’encre.
Assez sensible à l’asphyxie racinaire.
Résistant au virus de la mosaïque.
Un peu sensible au chancre de l’écorce.
Bonne résistance aux froids.
Très bonne affinité au greffage.

 

Méthodes de greffage :

– greffe de rameaux : fente, anglaise, cadillac… en avril, lorsque le porte-greffe a bien commencé à débourrer. (cf photo ci-dessous pour voir le stade d’évolution indiquant la possibilité d’effectuer les greffes à rameaux). Fente et cadillac sont à préférer à la greffe anglaise.

 

Débourrement chataignier.

 

– couronne : en avril-mai, sur des diamètres pouvant aller jusqu’à 20 cm.

– flute, au mois de mai, lorsque le sujet est bien en sève.

– écusson oeil poussant en mai-juin.

– chip budding oeil poussant de mai à août. (recommandé). Décapiter au dessus de la greffe 3 semaines après greffage pour forcer le démarrage.

– écusson oeil dormant en août. (résultats bien moins bon qu’en oeil poussant).

– chip budding oeil dormant en août-septembre. (résultats bien moins bon qu’en oeil poussant).

 

Remarques :

Certaines sources indiquent la possibilité de greffer le châtaignier sur chêne. Lire l’article : La greffe du châtaignier sur chêne.

 

 

Greffe de chataignier

Greffe de chataignier en chip-budding oeil poussant.

 

Greffe en fente de châtaignier

Greffe en fente de châtaignier

 

Greffe en couronne de chataignier

Greffe en couronne de châtaignier.

 

 

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